CHU de Limoges : 1ère française, 2ème mondiale : resynchronisation cardiaque avec robot

"Le CHU de Limoges a réalisé aujourd'hui avec succès les premières resynchronisations cardiaques françaises avec un robot chirurgical Da Vinci TM. Il est le deuxième hôpital au monde à réaliser ce type d'intervention robotisée. Une opération, ou plus exactement deux, pratiquées en présence d'un chirurgien belge précurseur de cette technique qui offre de nombreux avantages par rapport à la thoracotomie."


"Habituellement, lorsqu'un patient a une insuffisance cardiaque avancée, pour laquelle le positionnement de la sonde dans le sinus coronaire n'est pas optimal ou a échoué lors d'une première implantation, il est nécessaire de pratiquer une incision chirurgicale de sa paroi thoracique. Cette thoracotomie expose à un risque d'infection, et est à l'origine de douleurs qu'un acte mini-invasif (incision de quelques millimètres) tel que celui pratiqué grâce au robot Da Vinci TM permet de diminuer considérablement.

'Les temps d'hospitalisation et de convalescence du patient sont aussi très inférieurs à ceux d'un patient opéré sans robot' précise le Dr Emmanuel Ostyn, du service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire du CHU de Limoges. Ce praticien assisté du Dr Jean-Luc Jansens, chirurgien cardiaque venu spécifiquement de Bruxelles et du Dr Anahita Kowsar-Lagrange, cardiologue du CHU de Limoges, vient de pratiquer deux resynchronisations cardiaques avec implantation de 2 défibrillateurs multisites.

'Cette intervention demande l'implantation d'une sonde dans le sinus coronaire. Or les veines sont situées à des endroits différents d'un patient à l'autre. L'extrême précision apportée par le robot est donc une plus-value évidente.' Le Dr Jansens, pionnier dans l'utilisation du robot Da Vinci TM en Europe, sait de quoi il parle : il a pratiqué 400 procédures avec le robot, et n'a connu aucune reprise suite à une de ses interventions.

En France, cette technique n'est possible qu'en seconde intention, si la première intervention, une implantation effectuée sous anesthésie locale par un cardiologue, a échoué. Un échec qui concerne selon les études, 15 à 20 pour cent des cas.

Le Dr Ostyn et le Dr Kowsar vont poursuivre leur collaboration pour réaliser ce type d'interventions cardiaques robotisées. Ils pensent en réaliser une dizaine en 2009, sur des patients adressés par des cardiologues du CHU (qui réalisent 70 resynchronisations chaque année) et d'autres praticiens de la région."

Pour plus d'informations contacter :
Direction de la Communication
2 Avenue Martin Luther-King
87042 Limoges
Téléphone : 05.55.05.62.49
Fax : 05.55.05.66.88
email : Philippe.Frugier@chu-limoges.fr

Source :
Réseau CHU-Newsletter
Newsletter N°449 - 30/12/2008

CHU de Tours : robot chirurgical en pédiatrie : informer patients et généralistes

"Avancée technologique qui repousse toujours plus loin les frontières de la chirurgie mini-invasive, le robot chirurgical s'applique idéalement à la population pédiatrique. Pour informer et démontrer l'intérêt de ce matériel, l'équipe de chirurgie pédiatrique conviait les familles des enfants opérés, les médecins généralistes et les pédiatres à une soirée pour présenter cette technique de pointe et dresser un bilan d'un an d'activité, le mardi 16 décembre à l'hôpital Clocheville à 19 heures."


"Au programme : projection d'un film et un diaporama, témoignages de jeunes patients et de leur famille, échanges...

Le service de chirurgie viscérale pédiatrique accueille les enfants atteints d'une pathologie malformative ou acquise concernant les viscères, c'est à dire les organes intra-abdominaux ou intrathoraciques. Sont inclues :

- La cancérologie pédiatrique et le traitement des tumeurs solides de l'enfant.

- L'urologie pédiatrique comprenant les malformations congénitales dépistées in-utéro, mais aussi les pathologies dépistées après la naissance et révélées soit par des infections urinaires soit par la surveillance clinique.

- La chirurgie plastique pour corriger les malformations de naissance (fentes labiales, malformations du palais, angiomes, naevus dont certains sont parfois géants et séquelles plastiques d'interventions antérieures)

- Le service des brûlés, pôle référent pour l'inter-région tant dans la phase aigue que dans la phase de séquelles cicatricielles.

L'essor de la chirurgie mini-invasive grâce à l'avènement de la coelioscopie et du robot chirurgical

La coelioscopie permet au chirurgien d'opérer à l'intérieur de la cavité abdominale ou de la cavité thoracique, sous contrôle d'un moniteur vidéo, grâce à une caméra introduite dans l'abdomen et à des instruments introduits par des orifices secondaires.

En évitant d'ouvrir l'abdomen, on diminue les complications ainsi que la douleur post-opératoire. La récupération est beaucoup plus rapide et par conséquent une sortie au domicile plus précoce. Certaines interventions restent néanmoins difficiles à réaliser par cette technique coelioscopique et les progrès technologiques ont permis l'avènement de la chirurgie robotique.

Technologie très avancée, la chirurgie robotique apporte plus de précision et de miniaturisation à la coelioscopie. Les instruments de coelioscopie sont articulés avec des degrés de liberté plus importants. Ils sont manipulés par le chirurgien sur une console qui transmet les mouvements aux instruments. Les sutures micro-chirurgicales gagnent en minutie. Ainsi des interventions ont pu être réalisées sur tout petit enfant de moins de 2 ans."

Pour plus d'informations contacter :
Service de communication
37 044 TOURS CEDEX 9
Téléphone : 02 47 47 75 75 - 02 47 47 37 57
Fax : 02 47 47 84 31
email : ak.nancey@chu-tours.fr

Source :
Réseau CHU-Newsletter
Newsletter N°447 - 16/12/2008

Une gastrectomie par voie vaginale aux États-Unis

San Diego, vient d’être réalisée la première gastrectomie américaine par chirurgie dite NOTES (Natural Orifice Translumenal Endoscopic Surgery), c’est-à-dire par les orifices naturels. Il s’agit d’une intervention de type bariatrique, réalisée par voie vaginale.

La patiente de 29 ans, pesant 125 kg pour 1,50 m, s’est portée volontaire en raison de deux hernies de la paroi abdominale survenues après une cholécystectomie. Elle ne souhaitait pas revivre ces expériences.

L’intervention a duré 75 min. Deux minuscules incisions ont été réalisées. L’une dans le nombril pour la caméra vidéo, l’autre à la pointe du sternum pour permettre de refouler le foie. Enfin, les instruments opératoires ont été mis en place au travers du cul-de-sac vaginal. La pièce de gastrectomie a été retirée à la fois par voies abdominale et vaginale."

Source :
LE QUOTIDIEN DU MEDECIN
http://www.quotimed.com

Un train de robots pour explorer l'estomac

"Avalés les uns derrière les autres, ces minuscules engins robotisés s'assemblent d'eux-mêmes dans le tube digestif. Une fois réunis, ils peuvent filmer ou effectuer un prélèvement, voire une intervention réparatrice. Aboutissement du projet international Ares, cette réalisation commence à prendre forme."
==> Article de Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences (lire).

Suisse : le coeur se répare aussi sans anesthésie. Reportage au bloc.

Glissé dans l’artère fémorale, le cathéter remonte jusqu’aux coronaires. Compte-rendu depuis la salle d’opération à l’avant-veille de la Journée mondiale du cœur agendée dimanche 28 septembre.

"Diagnostic: infarctus du myocarde. Le patient, âgé de 90 ans, a été admis aux urgences des Hôpitaux universitaires genevois. Il va à la fois subir et assister à l’intervention de désobstruction des coronaires. Détail d’une opération qui, chaque année à Genève, est pratiquée sur près de 1500 malades."

"Allongé sur la table, le patient est conscient. Il écoute attentivement les commentaires du spécialiste. Le Dr Marco Roffi, responsable de l’Unité de cardiologie interventionnelle, va anesthésier l’entrée de l’artère fémorale, près de l’aine. Dans quelques minutes, il pratiquera une petite incision pour introduire un cathéter. 'Vous allez ressentir une sensation de chaleur', dit-il sans quitter des yeux les écrans qui lui permettent d’observer la trajectoire de la sonde. Derrière une vitre, un technicien suit l’intervention sur son propre écran et surveille les courbes qui mesurent le rythme cardiaque du malade et la pression artérielle."

Sans douleur
"La sensation de chaleur résulte du produit de contraste que le médecin vient d’injecter pour optimiser la visibilité de l’artère coronaire. Le geste requiert une attention particulière. Il faut éviter que la sonde aille perforer le vaisseau. Une masse plus sombre apparaît sur l’écran, signe d’une occlusion. Le Dr Roffi n’est pas le seul en piste. Un autre cardiologue, le Dr Xavier Perret prépare les instruments. Le malade ne ressent rien, les artères ne sont pas innervées. Dans le service, on a l’habitude de dire que cette intervention est moins douloureuse qu’un passage chez le dentiste. Il y a vingt ans, cette maladie aurait nécessité un pontage et donc une opération à cœur ouvert.

Avec l’usage du cathéter, le patient pourra en principe regagner son domicile après une seule nuit d’hospitalisation."

Technique zurichoise
"Le Dr Roffi vient de placer un petit ballon dans le cathéter. Lequel va se déployer dans quelques secondes et ainsi dilater l’artère. Cette technique a été pratiquée pour la première fois à Zurich en 1977. Trente ans plus tard, c’est devenu un acte de routine. La seconde étape consiste à placer un stent dans l’artère pour éviter que des dépôts graisseux ne s’agglomèrent et obstruent à nouveau la cavité. Ce dispositif maillé et tubulaire va progressivement être colonisé par des cellules et s’intégrer en quelque sorte à l’artère. Le médecin s’interrompt. 'Comment vous sentez-vous?', interroge-t-il. Le patient murmure quelques mots. Un seul stent ne suffit pas à traiter cette première lésion. Le praticien répète son geste avec la même dextérité. Sur l’écran, il a repéré une autre artère endommagée. Alors, il explique au malade qu’il va là encore disposer un stent pour endiguer le rétrécissement du vaisseau. Dernier acte, la fermeture de l’artère fémorale. La pression sanguine est importante. Alors, une simple pression ne suffit pas à cautériser la plaie. Même si la zone a été endormie, le malade perçoit une petite douleur chaque fois que le médecin pose une agrafe sur la plaie. Mais cette dernière intervention ne prend pas plus de quelques minutes.

Changement d’équipe. Le Dr Roffi va maintenant combler une ouverture anormale située entre les deux oreillettes du cœur. Près de 25 pour cent de la population souffre de ce trouble. Mais, l’intervention n’est pratiquée que lorsque le malade a fait une attaque cérébrale consécutive à cette altération cardiaque. C’est le cas du jeune patient qui, lui non plus ne sera pas opéré, sous anesthésie générale. Si l’intervention ne dure qu’une demie heure, elle reste cependant délicate. Le cathéter, qui a été introduit la veine fémorale cette fois, ne doit pas contenir la moindre once d’air. La présence d’une bulle peut provoquer une attaque cérébrale. Le dispositif, qui va obstruer la cavité, a la forme d’un parapluie. Arrimé à la paroi, il oscille désormais à chaque mouvement cardiaque."

Diminuez les risques
"Selon la Fédération mondiale du cœur, une réduction de trois grammes de sel dans le régime alimentaire d’une personne se traduirait par une chute de 15 pour cent du risque de mortalité par maladies cardiovasculaires. Alors ? N’ayez pas la main trop lourde."

Source :
http://www.tdg.ch/geneve/actu/2008/09/23/coeur-repare-anesthesie-reportage-bloc

Suisse : La robotique au service de la chirurgie

"A Genève, un robot effectue avec succès des opérations chirurgicales complexes. La Suisse romande commence à se spécialiser dans ce domaine en pleine croissance du high-tech médical."
==> Lire l'article.

Le laser contre le cancer

"Une équipe de neurochirurgiens français de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière vient de réussir un exploit médical qui suscite beaucoup d'esopir pour les patients. Ils ont réussi à détruire des métastases du cerveau grâce au laser à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette opération est considérée comme une grande première médicale mondiale."

"La tumeur cancéreuse cérébrale ou plus basiquement cancer du cerveau a souvent une image dramatique, car il est vrai que les traitements actuels de ce cancer sont décevants. Un groupe de médecins dirigé par le Pr Alexandre Carpentier, neurochirurgien à Pitié-Salpêtrière de Paris, a réussi à détruire des tumeurs métastasiques cérébrales grâce IRM.

Pendant deux ans, des essais cliniques ont été pratiqués sur une quinzaine de patients. Ces tests ont été menés sous l'égide de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui a consisté à utiliser un laser associé à une imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM). Sur les 15 traitements, neuf n'ont été que partiels et six totaux. Selon les résultats obtenus, cinq des six malades traités intégralement n'ont pas présenté de récidive sur les neuf mois en moyenne qui ont suivi le traitement. Toutes ces données demandent maintenant à être analysées avec un recul suffisant.

Avec cette nouvelle technique, le patient reste conscient pendant l'intervention et ne ressent aucune douleur au cours de l'opération et ne souffre d'aucune complication après l'intervention, selon les explications du Pr Alexandre Carpentier qui a publié cette nouvelle dans la revue Neurosurgery.

'C'est la première fois que l'on utilise une technologie laser en intracrânien, c'est-à-dire le crâne totalement fermé, associée à un contrôle IRM en temps réel pour éviter les dégâts collatéraux', précise le Pr Alexandre Carpentier.

Métastases cérébrales

Environ 20 pour cent des patients qui meurent de cancer, présentent des métastases cérébrales. Elles sont dues à un essaimage par voie hématogène d'une tumeur primitive. Elles atteignent surtout les sujets entre 50 et 70 ans. La métastase est unique dans 30 à 40 pour cent des cas. A l'opposé il existe de véritables miliaires métastatiques. La fréquence des métastases cérébrales est variable selon le type du cancer primitif. Les cancers primitifs les plus fréquemment à l'origine de métastases cérébrales sont le carcinome bronchique, anaplasique ou épidermoïde (45 pour cent), suivi par les cancers du sein, du rein, des testicules (8 à 15 pour cent) et les mélanomes (10 pour cent chacun). Par contre certains cancers tels ceux de l'ovaire, de l'utérus, de la prostate s'accompagnent moins souvent de métastases cérébrales. Enfin dans 15 à 20 pour cent des cas, le cancer primitif n'est pas retrouvé.

Diagnostic

La symptomatologie révélatrice précède souvent le diagnostic de quelques semaines dans 75 pour cent des cas. Les signes cliniques varient avec le siège des métastases. La localisation est supra-tentorielle dans 80 pour cent des cas, infra-tentorielle dans 20 pour cent des cas. L'hypertension intracrânienne est le signe le plus fréquent : céphalées retrouvées dans 50 pour cent des cas, nausées, vomissements. Ces troubles peuvent être d'apparition rapide voire brutale et s'associer à d'autres signes cliniques : troubles du comportement, déficit moteur, hémiparésie, convulsions, difficultés d'élocution, troubles sensoriels divers, œdème papillaire.

Si le diagnostic est facilement évoqué lorsque le cancer primitif est connu, il est évidemment beaucoup plus difficile lorsque la métastase cérébrale constitue le signe révélateur.

Dans tous les cas, l'examen tomodensitométrique sans et avec produit de contraste, affirme le diagnostic, visualisant les tumeurs de plus d'un centimètre prenant habituellement le contraste, l'importance de l'œdème périfocal, la localisation inter-territorielle et surtout la multiplicité des lésions. L'examen tomodensitométrique a une bonne sensibilité quand il existe une symptomatologie neurologique.

L’I.R.M. avec gadolinium est actuellement la méthode de choix. Elle est plus sensible que la tomodensitométrie dans la détection des lésions de la fosse postérieure, des régions temporales, du tronc cérébral et enfin dans la détection des petites lésions.

Un examen tomodensitométrique ou par IRM négatif, devra faire rechercher d'autres causes telles qu'intoxication médicamenteuse ou troubles métaboliques avec encéphalopathie.

Toute tumeur intracrânienne chez un sujet atteint de cancer ne signifie pas automatiquement métastase, surtout si cette tumeur est unique ; dans ce cas, d'autres diagnostics doivent être évoqués : abcès, méningiome en particulier.

A l'inverse, des localisations cérébrales multiples sans notion de cancer primitif connu font discuter des abcès multiples tuberculeux ou à germes pyogènes banaux, des localisations lymphomateuses, des lésions parasitaires (cysticercose ou toxoplasmose, des cavernomes). L'interrogatoire devra alors rechercher des arguments en faveur de ces différents diagnostics différentiels : notion de SIDA, origine géographique, transplanté récent.

L'examen tomodensitométrique et maintenant l'I.R.M. ont rendu obsolètes les autres méthodes d'exploration : E.E.G., gamma-encéphalogramme, ventriculographie et même la ponction lombaire qui peut être dangereuse chez ces patients porteurs de masse intra-cérébrale.

Le pronostic des métastases cérébrales tient à plusieurs facteurs : le siège des localisations métastatiques (hémisphérique ou centres vitaux), le caractère inaugural de la métastase cérébrale sans autre métastase systémique, l'existence d'une métastase unique, leur chimiosensibilité variable. Le pronostic semble donc moins catastrophique dans trois circonstances : l'absence de métastase systémique, la métastase unique, et la longue durée des symptômes.

En l'absence de traitement, la médiane de survie des patients atteints de métastases cérébrales est d'un à trois mois, pour les patients traités elle varie de sept à neuf mois. Le choix du traitement, non univoque tient compte de ces facteurs :

. la nature de la tumeur primitive (certaines tumeurs étant chimio ou radiosensibles comme le carcinome à petites cellules bronchique ou le cancer du sein) ;
. l'état neurologique fonctionnel du patient et la présence ou non d'une méningite carcinomateuse associée ;
. le bilan systémique, fondamental pour apprécier la dissémination de la maladie et la rapidité d'évolution, la recherche d'autres métastases se révélant souvent positive ;
. la localisation et le nombre de métastases cérébrales.

Traitement

Le traitement médical actuel : utilise en premier lieu la corticothérapie (SYNACTHENE, SOLUMÉDROL) qui représente une arme thérapeutique importante. A doses plus ou moins élevées, elle permet de réduire l'œdème cérébral péri-tumoral et une régression importante des symptômes neurologiques ce qui améliore le confort des patients.

Les anti-épileptiques : seront prescrits de façon systématique chez les patients ayant présenté des crises convulsives.

La chirurgie a une indication diagnostique en cas de métastase révélatrice ou d'image évocatrice d'une pathologie bénigne. Elle est une arme thérapeutique majeure dans le traitement des métastases cérébrales. Elle permet le diagnostic anatomopathologique, a un effet décompressif immédiat et permet une réduction tumorale. La survie à un an après chirurgie d'exérèse concerne 25 à 43 pour cent des patients.

Ces indications thérapeutiques doivent être réservées à des cas bien sélectionnés : sujet en bon état général, métastase cérébrale unique et n'intéressant pas une zone fonctionnelle du cerveau, absence de métastases viscérales associées, tumeur primitive traitée et contrôlée depuis au moins deux ans.

Enfin l'intervention d'exérèse peut être indiquée grâce au repérage et au guidage per-opératoire stéréotaxique qui permet de réduire considérablement le risque fonctionnel, la précision du guidage permettant une crânectomie et une incision du cortex cérébral à minima.

La radiothérapie est une des armes thérapeutiques les plus utilisées des métastases cérébrales. Ses modalités doivent être adaptées à l'espérance de survie qui est souvent courte : d'où la nécessité d'irradiation rapide, concentrée, intéressant l'ensemble de l'encéphale.

Divers schémas d'irradiation ont pu être proposés : 17,00 Gy en deux séances espacées de quarante huit heures, ou 18,00 Gy en trois fractions et cinq jours ou 20,00 Gy en cinq séances et cinq jours, ou encore 30,00 Gy en douze jours et dix séances.

La radiothérapie externe stéréotaxique ou radio-chirurgie (gamma knife, accélérateur linéaire ou proton-thérapie) paraît très intéressante, car elle permet de délivrer en une seule séance une forte dose d'irradiation de façon très focalisée sur la tumeur grâce au repérage stéréotaxique. Ainsi le tissu péri tumoral sain est davantage préservé.

Des protocoles sont actuellement en cours d'évaluation mais les résultats sont encourageants.

La chimiothérapie est encore controversée ; son intérêt théorique majeur est d'agir à la fois sur les métastases cérébrales et sur les métastases systémiques en sachant que la barrière hémato-méningée est une relative protection au passage de la chimiothérapie. Quand il existe une évolutivité générale de la maladie, les protocoles seront déterminés en fonction des sites d'évolutions systémiques et/ou cérébraux. De nombreux protocoles ont été utilisés dans la littérature pour les évolutions cérébrales : les nitrosourées, la carmustine, la lomustine, la fotémustine peuvent entraîner certaines améliorations passagères. Les médianes de survie sont faibles : il paraît donc judicieux d'utiliser l'association radiothérapie-chimiothérapie dans certaines localisations.

Compressions médullaires

Les compressions médullaires par épidurite métastatique constituent une urgence thérapeutique, à traiter dans les heures qui suivent le diagnostic. Elles sont de fréquence variable selon les cancers : ainsi, elles sont particulièrement fréquentes dans les cancers du sein métastasés (40 pour cent) mais leurs symptômes n'apparaissent pas toujours. Les épidurites sont également très fréquentes dans l'évolution des cancers bronchiques, de la prostate, les lymphomes et les myélomes. Soixante dix pour cent des métastases épidurales siègent à l'étage thoracique, 20 pour cent dans la région lombaire, 10 pour cent dans la région cervicale. Le plus souvent associées à une atteinte osseuse, elles sont l'une des causes les plus fréquentes de compression médullaire.

Les mécanismes responsables d'une compression médullaire en cancérologie sont très divers (...).

Il peut s'agir de l'extension des métastases du corps vertébral à l'espace épidural (85 pour cent des cas) ; de l'extension d'adénopathies rétro péritonéales à travers les trous de conjugaison (10 pour cent des cas), surtout fréquente dans les lymphomes ; de l'envahissement hématogène de l'espace épidural à travers le plexus de Batson ; de l'occlusion, souvent aiguë, des artères spinales ; d'un hématome extradural ; très rarement, d'une métastase intramédullaire (rare amyloïdome survenant dans le myélome).(...)

Diagnostic

Le diagnostic de métastase épidurale doit être porté avant l'apparition des signes d'atteinte médullaire.

Devant toute tumeur, il importe toujours de penser à la possibilité de métastase épidurale et d'en rechercher les signes cliniques précoces, et au premier chef les douleurs.

La symptomatologie initiale est faite le plus souvent de douleurs (61 pour cent) caractérisées par leur topographie médiane ou paramédiane localisées, souvent exacerbées en position allongée et calmées en position assise ou debout. Elles peuvent être parfois radiculaires. Elles sont fréquentes et peuvent évoquer des pathologies très diverses : discale, pleurale, vésiculaire.

Dans 30 pour cent des cas, il s'agit d'un déficit moteur de type très varié : 'faiblesse' des membres inférieurs, parfois simplement limitée aux extrémités ; une constipation, une incontinence ou une difficulté de contrôle vésical ou une ataxie sans trouble moteur ni sensitif associé. Le tableau est rarement d'installation brutale : en moins de 48 heures (28 pour cent), beaucoup plus souvent il s'installe de façon progressive sur six à huit jours (61 pour cent).

A l'examen, le signe le plus fréquent est une douleur à la percussion de l'épineuse ; on la recherchera donc systématiquement, et sa présence imposera des clichés simples de face, profil, 3/4, voire des tomographies de la vertèbre douloureuse. Au-dessous du niveau lésionnel, on pourra déceler une diminution des réflexes ostéotendineux, un déficit moteur, une atrophie des extrémités, une hyperesthésie. Si les clichés standards se révèlent normaux, les investigations doivent être poursuivies.

L'examen par I.R.M. permettant une approche anatomique tridimensionnelle est actuellement reconnu comme étant l'examen de choix dans l'exploration du rachis.

En cas de compression médullaire, cette technique a un intérêt diagnostic et préthérapeutique ; elle permet le plus souvent d'éviter les techniques invasives (myélographie ou l'examen tomodensitométrique avec injection intra-rachidienne d'Amipaque). Elle permet de faire la part entre la compression osseuse et la masse épidurale. Elle permet également, notamment grâce aux coupes sagittales, d'apprécier l'importance du recul du mur postérieur ou l'atteinte des arcs postérieurs. On peut d'autre part en cas de localisations secondaires apprécier le nombre de vertèbres atteintes. Enfin on mesure facilement en hauteur l'étendue d'une épidurite. Une épidurite peut s'observer dans plusieurs circonstances : il peut s'agir de l'envahissement épidural d'une tumeur para vertébrale (lymphome, myélome, neuroblastome...), d'un envahissement secondaire à une tumeur osseuse (métastase, myélome, hémangiome...) ou d'une atteinte primitivement épidurale.

(...)

Mais bien d'autres affections très diverses peuvent cliniquement simuler une épidurite métastatique : abcès épidural, ostéomyélite vertébrale, hernie discale, ostéoporose, affections dégénératives.

Certains facteurs sont de mauvais pronostic, telles une paraplégie qui exclut tout espoir de récupération, une incontinence sphinctérienne qui n'est suivie que de 5 pour cent de récupération, l'installation brutale en moins de 72 heures de troubles neurologiques.

A l'inverse, le pronostic sera bon pour tous les malades porteurs de métastases épidurales dont le diagnostic aura été effectué avant l'apparition de troubles moteurs ou de troubles sphinctériens ; ils ont alors de bonnes chances de récupération complète. De même, l'installation lentement progressive des troubles neurologiques est de bon pronostic.

L'histologie également peut influencer le pronostic : les lymphomes et les myélomes, très radio-sensibles, ont de meilleures chances de récupérer que les tumeurs rénales ou pulmonaires.

Traitement

Il s'agit d'une urgence : le traitement doit comporter une corticothérapie à fortes doses en parentéral.

Dès le diagnostic posé ou seulement suspecté, le malade doit être adressé en consultation de neurochirurgie où le traitement chirurgical sera soit une laminectomie postérieure associée le plus souvent à une laminectomie antérieure dans un but de décompression.

Dans tous les cas l'indication thérapeutique résultera d'une confrontation conjointe entre le cancérologue et le chirurgien en sachant que seul le traitement chirurgical permet de supprimer rapidement, que la lésion soit radio-sensible ou non, une partie ou la totalité de la compression du fourreau dural et des racines, la corticothérapie n'ayant qu'un effet anti-inflammatoire, et la radiothérapie une action retardée par rapport à la chirurgie.

Dans tous les cas la laminectomie doit être suivie de radiothérapie postopératoire.

Les indications de laminectomie sont diverses et présentées dans le tableau suivant :

. apparition de troubles neurologiques rapidement progressifs ;
. blocage complet du canal médullaire ;
. signes de compression siégeant en territoire déjà irradié ;
. tumeur initialement peu radio sensible (sarcome) ;
. progression des signes neurologiques au cours de l'irradiation ;
. absence de diagnostic histologique : laminectomie à visée diagnostique et thérapeutique.

La radiothérapie est utilisée dans tous les cas d'épidurite métastatique, et seule quand le diagnostic a pu être fait précocement, avant l'apparition des signes neurologiques déficitaires. Son efficacité est évidemment plus marquée pour les tumeurs radio-sensibles (lymphomes, myélomes), et pour les métastases siégeant au niveau du cône terminal. La dose habituellement délivrée est limitée par la tolérance de la moelle : en règle 40 Gy en quatre semaines, à raison de cinq séances par semaine.

La chimiothérapie n'a pas sa place dans le traitement local des épidurites métastatiques. Par contre, elle est bien évidemment essentielle dans le traitement général de la maladie cancéreuse.

Syndromes paranéoplasiques neuro-logiques

On considère comme paranéoplasique, tout syndrome pathologique évoluant dans le sillage d'un cancer, disparaissant après exérèse, radiothérapie ou chimiothérapie de la tumeur, et réapparaissant lors d'une rechute locale ou métastatique.

Les mécanismes physiopathologiques des syndromes paranéoplasiques, conséquences plus ou moins indirectes sur l'hôte d'un processus tumoral, sont variés, complexes et incomplètement élucidés. S'agit-il d'une réponse de l'hôte à la présence de tissu néoplasique, et par quel biais (auto immun et/ou autres ?) ou, au contraire, ces syndromes sont-ils la conséquence d'une sécrétion non encore identifiée des cellules tumorales.

Certains cancers s'accompagnent plus souvent que d'autres de manifestations paranéoplasiques : le cancer bronchopulmonaire à petites cellules en particulier (syndrome de Schwartz-Bartter, syndrome de cushing, ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumique de Pierre-Marie...).

Les syndromes paranéoplasiques présentent un intérêt majeur dans le dépistage précoce d'un cancer, ou dans la surveillance ultérieure pour détecter d'éventuelles récidives ou métastases.

Les syndromes neurologiques paranéoplasiques se rencontrent dans 4 à 16 pour cent des cancers, et peuvent affecter toutes les structures nerveuses centrales ou périphériques.

Manifestations encéphaliques

Elles sont diverses, du type Gayet-Wernicke, Korsakoff ou paranoïde. Elles ne sont pas forcément terminales et l'on a pu proposer la recherche d'un néoplasme latent chez les malades psychiatriques d'un certain âge. Ce sont les plus communes des manifestations neurologiques paranéoplasiques. Elles ne se différencient pas cliniquement des autres démences. Leur diagnostic, comme celui des autres manifestations paranéoplasiques est avant tout un diagnostic d'exclusion.

Le contrôle de la tumeur primaire peut parfois arrêter la progression des troubles, mais entraîne rarement leur disparition.

Plusieurs équipes ont mis en évidence dans le sérum et le liquide céphalo-rachidien des auto-anticorps anti-noyau neuronal (anticorps anti-HU) qui seraient spécifiques des encéphalomyélites paranéoplasiques.

Syndromes cérébelleux

La lésion anatomo-pathologique fondamentale est une atrophie cérébelleuse subaiguë par dégénérescence des cellules de Purkinge. L'originalité clinique vient de ce que souvent s'associent au syndrome cérébelleux des troubles psychiques et des épisodes transitoires de diplopie.

Devant un tel tableau, le diagnostic de syndrome paranéoplasique ne sera cependant porté qu'après élimination de plusieurs éventualités dont les principales sont les suivantes :

- Les métastases cérébrales ou cérébelleuses qui ne sont pas souvent associées à une démence, et s'accompagnent le plus souvent d'une hypertension intracrânienne.

- Les troubles neurologiques induits par certains médicaments : analgésiques divers, tranquillisants et certaines chimiothérapies (5 fluoro-uracile, procarbazine, nitroso-urées) qui peuvent entraîner des ataxies cérébelleuses.

- L'alcoolisme et les troubles métaboliques divers.

Syndromes médullaires

Ils sont beaucoup plus souvent le fait des cancers digestifs et de la maladie de Hodgkin que des carcinomes bronchiques. Les aspects cliniques varient selon que les lésions portent exclusivement sur les cornes antérieures (syndrome moteur pur) ou réalisent un tableau de sclérose combinée subaiguë. Le diagnostic différentiel est celui de compression médullaire éliminée par une I.R.M. en urgence.

Neuropathies périphériques

La neuropathie sensitive de Denny Brown est dans 90 pour cent des cas le fait d'un carcinome bronchique anaplasique à petites cellules. Il s'agit d'une atteinte ganglio-radiculaire postérieure et cordonale postérieure.

Le cancer causal restant habituellement latent durant quelques mois, parfois jusqu'à trois ans, le syndrome neurologique résume le tableau clinique. Il débute aux deux voire aux quatre membres pouvant s'étendre au tronc et à la face. Il s'agit de troubles sensitifs à type de paresthésies, de douleurs fulgurantes, de troubles de la sensibilité profonde, d'aréflexie et d'amyotrophie. La force musculaire est conservée, il n'y a pas de syndrome pyramidal. Il existe une hyperprotéinorachie isolée dans le liquide céphalo-rachidien.

D'autres neuropathies périphériques moins bien définies peuvent s'observer : rarement il s'agit de neuropathies motrices pures mais le plus souvent des polynévrites mixtes sensitivo-motrices. Citons les neuropathies des gammapathies monoclonales (dans la maladie de Waldenström ou le myélome) des polyneuropathies sensitivo-motrices dans le carcinome bronchique à petites cellules, citons enfin le syndrome pseudomyasthénique de Lambert-Eaton associé le plus souvent à un carcinome bronchique à petites cellules où l'on rencontre fréquemment des anomalies auto-immunes."

Références

1- Boogerd W., Vos V.W., Hart et al. Brain metastases in breast cancer : natural history pronostic factors and outcome 1993.

2- Boulin A. Imagerie des métastases cérébrales 1993.

3- Constans J.P., De Diviths E., Donzelli R., Spaziante R., Meder J.F., Haye C. (Métastases vertébrales avec signes neurologiques, revue de 600 cas. J. Neurosurg. 1983;59 : 111 - 118.

4- Dubas F. Les syndromes neurologiques paranéoplasiques. Presse Méd 1991;20 : 1041-1046.

5- Duplessis E., Robert G. Epidemiology and biology of cerebral metastases. Soins chir 1993;152 : 7.

6- Duplessis E., Robert G. Traitement des métastases cérébrales. Soins chir 1993;152 : 30 - 31.

7- Gelber R.D. et al. Equivalence of radiation schedules for the palliative treatment of brain metastases in patients with favorable prognosis. Cancer 1981;48 : 1749.

8- Lortholary A., Cossec M., Gamelin E., Larra F. Les syndromes paranéoplasiques. 1re partie Bull Cancer 1993;80 : 177 - 191.

9- Lortholary A., Cossee M., Gamelin E., Larra F. Les syndromes paranéoplasiques. 1993;2e partie;80 : 280 - 293.

10- Nider C., Niewald M., Schnabel K., Walter K., Berberich W. Value of surgery and radiotherapy for brain metastases - a matched pains analysis - 13th Annual estro meeting 1994.

11- Rodichock I.D. et al. Early diagnosis of spinal epidural metastase. Am. J. Med. 1981;70 : 1181.

12- Smith E.M., Hampel N., Ruff Re et al. Spinal cord compression secondary to prostate carcinoma : treatment and prognosis. Journal of urology 1993;149 : 330 - 333.

13- Winston K.R., Walsch J.W. and Fischer E.G. Résults of operative treatment of intracranial metastatic tumors. Cancer 1980;45 : 2639.

14- Zimm S. et al Intracerebral metastases in solid tumor patients natural history and results of treatment. Cancer 1981;48 : 384.

Source :
http://www.continentalnews.fr

Allemagne : un remplacement de valve aortique sans Circulation Extra Corporelle (CEC)

"Des chirurgiens de l'Université de Bonn sont parvenus à effectuer une opération de chirurgie cardiaque -à savoir la pose d'une prothèse de valve aortique- sans avoir recours à la circulation extra-corporelle (CEC) du sang, un système se substituant au coeur et aux poumons lors de l'arrêt de ces organes pendant l'opération. Trois patients ont déjà pu bénéficier, avec succès, de cette nouvelle technique révolutionnaire.

La sténose de la valve aortique est la déficience cardiaque la plus fréquente chez les personnes âgées. L'élasticité de la valve diminue progressivement, limitant l'ouverture de celle-ci graduellement. Le ventricule gauche du coeur doit alors fournir un effort supplémentaire afin de pomper suffisamment de sang dans l'artère principale malgré le goulot que représente la valve. La solution à ce problème consiste à placer une prothèse au niveau de cette valve. Une telle opération s'effectue actuellement sous CEC afin de stopper les battements du coeur pendant l'opération.

Or, l'emploi d'une CEC pour des patients en âge avancé, souffrant d'autres maladies et ayant déjà subi d'autres opérations au coeur, comporte de gros risques. C'est pourquoi les chirurgiens de Bonn ont mis au point un procédé permettant de s'affranchir de la CEC, au moyen d'un cathéter contrôlé par radiographie. Le système est moins lourd à supporter pour le patient qui se remet d'autant plus vite de l'opération.

La technique est la suivante : les médecins font une petit incision dans la cage thoracique afin d'introduire un cathéter dans le ventricule gauche jusqu'à la valve aortique. Il est également possible de passer par l'artère fémorale, en passant par l'aine jusqu'au coeur. Afin de pouvoir installer la prothèse, les chirurgiens dilatent la valve aortique à l'aide d'un ballon, avant d'installer la valve artificielle, devant remplir la fonction de la valve aortique déficiente, à l'emplacement optimal.

'Il s'agit de l'étape critique', déclare le docteur Fritz Mellert. 'Nous n'avons droit qu'à une tentative pour placer la prothèse au bon endroit au sein de la valve aortique, la valve artificielle se déplie ensuite et doit être immédiatement fonctionnelle'. Trois opérations ont déjà été effectuées de cette manière, et ce, avec grand succès. Ce procédé permet de reconsidérer le cas des patients qui étaient auparavant considérés comme inopérables..."

Pour en savoir plus, contacts :
Dr. Fritz Mellert - Clinique de chirurgie cardiaque, Clinique universitaire de Bonn, Sigmund-Freud-Strasse 25, D53127 Bonn - tél : +49 228 287 14092, fax : +49 228 287 14195 - email : fritz.mellert@ukb.uni-bonn.de - http://www.herzchirurgie-bonn.de/

Source :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55916.htm
Dépêche idw, communiqué de presse de l'Université de Bonn - 03/09/2008
Rédacteur :
Nicolas Tinois, nicolas.tinois@uni-bonn.de

Hôpital Lariboisière et Hôpital de la Pitié Salpêtrière, Paris : Première mondiale française en neurochirurgie

"Les patients souffrant de métastases cérébrales résistantes aux radiothérapies, chimiothérapies et radiochirurgies pourront bénéficier avec succès d'un traitement au laser dans le cadre d'une IRM interventionnelle. Un article publié dans la revue 'Neurosurgery' de juillet 2008 rapporte le premier succès mondial de traitement de tumeur cérébrale en réalité virtuelle en temps réel et décrit les 6 premiers traitements de l'étude (publication intermédiaire) dans le cadre d'un essai clinique de phase 1-2 (safety study), à l'hôpital Lariboisière (Paris), de décembre 2006 à février 2008."

"Cette technologie, mise au point par une équipe de neurochirurgiens, radiologues et anesthésistes dirigée par le Professeur Alexandre Carpentier, neurochirurgien dans le service du Professeur Rémy Van Effenterre, en collaboration avec le centre anti-cancéreux MD Anderson de Houston et BioTex, une start up de l'université du Texas Medical Branch, signe la naissance de l'IRM interventionnelle.

15 patients, souffrant de métastases cérébrales résistantes aux traitements de radiothérapie-chimiothérapie-radiochirurgie, ont été inclus dans cette étude, autorisée par l'AFFSAPS.

Déroulement du traitement
Une fibre optique est insérée au sein de la tumeur par stéréotaxie sous anesthésie locale. Après contrôle du bon positionnement en IRM et simulation pré thérapeutique par ordinateur, une émission laser est débutée afin d'induire un échauffement du tissu tumoral en vue de sa nécrose. Pendant le traitement le patient, parfaitement conscient, est allongé dans l'IRM. Le traitement thermique qui dure quelques secondes (1 à 2 min) est contrôlé en temps réel par des séquences d'imagerie IRM qui permettent de définir la température du tissu traité. Le système intelligent module l'énergie laser en temps réel en fonction des données calorimétriques acquises par l'IRM. Le patient n'a rien senti. La fibre est retirée dès contrôle de l'efficacité du traitement par l'IRM. Le patient sort de l'hôpital quelques heures après la procédure.

Neuf patients ont reçu un traitement partiel, six, un traitement total dont cinq sans récidive à 9 mois (moy) chez des patients qui seraient décédés normalement à 3 mois.

Le Professeur Alexandre Carpentier, avec le physicien Julian Itzcovitch, est en train de développer un programme de recherche purement français au sein du laboratoire de Recherche en Technologies Chirurgicales Avancées de la Pitié Salpêtrière qui vise à réaliser un nouveau progrès technologique.

Le Président-délégué du Conseil d'Administration, Jean-Marie Le Guen et le Directeur Général de l'AP-HP, Benoît Leclercq, expriment leur fierté devant le succès de cette équipe de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Cette première mondiale illustre la capacité de recherche et d'innovation de l'AP-HP, Centre Hospitalo-Universitaire d'IIe-de-France, à développer des essais cliniques. Chaque année, environ 500 essais cliniques sont promus par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et près de 1000 essais cliniques à promotion industrielle se déroulent au sein des établissements de l'AP-HP. Enfin, environ 500 essais sont promus par des organismes (de recherche, associations...) au sein des établissements de l'institution."

Pour plus d'informations contacter :
Directrice de la communication
Assistance Publique - Hôpitaux de Paris - 3, av Victoria
75184 Paris CEDEX 04
Téléphone : 01 40 27 30 00
Fax : 01 40 27 38 50
email : direction.communication@sap.ap-hop-paris.fr

Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 432 - 2 septembre 2008

CHU de Toulouse : remplacement d'une valve cardiaque sans ouvrir le thorax

Le 18 juillet 2008, une bioprothèse aortique d'Edwards a été implantée avec succès par voie transfémorale sur deux patients qui souffraient d'un rétrécissement valvulaire aortique (RAo).

"Cette innovation thérapeutique représente un espoir pour les patients à haut risque chirurgical. L'intervention a été réalisée par le Professeur Didier Carrié et l'équipe de Cardiologie en collaboration avec les services de Chirurgie Cardiovasculaire du Pr. Alain Cérène et du Pr. Gérard Fournial et le Dr Eric Dieye de l'équipe d'Anesthésie."

L'intervention au Bloc d'hémodynamique

"Les implantations peuvent être effectuées par voie transfémorale rétrograde, en utilisant les techniques habituelles du cathétérisme cardiaque. La présence de lésions artérielles périphériques et/ou aortique pouvant empêcher cette approche rétrograde. Il est également possible d'implanter ces bioprothèses par voie chirurgicale mini-invasive (approche transapicale par mini-thoracotomie gauche), toutefois beaucoup moins lourde qu'une chirurgie classique car sans sternotomie médiane ni Circulation Extra Corporelle."

"Abord chirurgical de l'artère fémorale sous anesthésie générale.
Mise en place d'un guide rigide positionné dans le ventricule gauche.
Le cathéter muni de la valve est ensuite poussé sur ce guide rigide.
La valve est implantée après gonflage du cathéter à ballonnet.
L'artère fémorale est ensuite fermée par un système de suture percutanée mis en place au début de la procédure ou par réparation chirurgicale."

"De longue date, le CHU de Toulouse a été un centre de référence dans la prise en charge des pathologies cardiovasculaires et un lieu d'expression du haut niveau de compétences de ses équipes.Pour rappel, en mars 1986, le Professeur Jacques Puel réalisa la première implantation mondiale d'un stent endocoronaire.

Le rétrécissement valvulaire aortique (RAo) dégénératif est la maladie des valves cardiaques la plus fréquente dans les pays industrialisés, avec un pronostic extrêmement sombre dès lors qu'il devient symptomatique. Le remplacement chirurgical de cette valve, à thorax ouvert et sous circulation extracorporelle (CEC), est alors le seul traitement améliorant la survie à long terme.

Du fait d'un âge avancé et/ou de maladies associées, de nombreux patients ne sont pas traités chirurgicalement car jugés inopérables et donc récusés ou opérables mais avec un risque chirurgical important. Jusqu'à présent pour ces patients, seuls étaient disponibles des traitements pouvant être qualifiés de 'palliatifs', sans effet sur la survie, ni efficacité sur les symptômes ou la qualité de vie.

Les progrès de la cardiologie interventionnelle permettent de proposer l'implantation percutanée, c'est-à-dire sans ouvrir le thorax et à coeur battant, de bio-prothèses valvulaires aortiques apportant donc une solution thérapeutique chez les patients inopérables ou à haut risque chirurgical.

A ce jour, environ 700 patients ont été implantés dans le monde avec cette prothèse, 400 par approche transfémorale, entre 200 et 300 par approche transapicale. Les patients traités étaient âgés de plus de 80 ans, et récusés car inopérables ou à haut risque de mortalité opératoire en cas de chirurgie.
Cette technique a d'ores et déjà été mise en oeuvre dans d'autres centres français, du secteur public et libéral, mais ne connaît pas encore une large diffusion. Le protocole, encore en cours de validation à large échelle, nécessite un niveau élevé d'expertise du centre et des opérateurs en termes de cardiologie interventionnelle, chirurgie valvulaire, anesthésie-réanimation.
Par la mise en oeuvre de ce programme le CHU de Toulouse va contribuer à améliorer la survie, les symptômes, la qualité de vie de patients porteurs de RAo serrés symptomatiques, récusés pour la chirurgie et/ou non opérés car à trop haut risque chirurgical."

*Valve Edwards Sapien ®
La valve implantable par voie percutanée est une bioprothèse sertie dans un stent en acier expansible par gonflage d'un ballonnet.

Pour plus d'informations contacter :
Déléguée à la Communication
CHU de Toulouse - 2 rue Viguerie
31052 Toulouse Cedex
Téléphone : 05.61.77.83.49
Fax : 05.61.77.85.21
email : sudre.mc@chu-toulouse.fr

Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 427 - 29 juillet 2008

Virtual Reality System gives Surgeons a New Way to Train

No patients or cadavers needed, when surgeons use the dV-Trainer system to practice the basics of robotic surgery skills.

San Diego, Ca - July 26, 2008 - "Pilots use flight simulators to train, now surgeon get their own virtual reality system to practice complex procedures. Seattle-based Mimic Technologies developed a training simulator, the dV-Trainer, designed to allow efficient, on-demand training for surgeons learning to use the daVinci® Surgical System, a sophisticated robotic platform that enables complex surgery using a minimally invasive approach."

"Think of Mimic's new dV-Trainer as a 'flight simulator' for the da Vinci® Surgical System. This simulator is designed to teach basic robotic skills, such as instrument manipulation, camera control, clutching, and suturing. Key components of the dV-Trainer are a compact hardware platform that closely reproduces the look and feel of the daVinci® surgeon's console, and simulation software based on Mimic's proprietary virtual reality modeling technology.

Through the dV-Trainer, Surgeons can independently practice important skills that once required cadavers, or live patients. The simulator also provides surgeons with objective feedback on performance, while reducing training costs associated with training personnel, operating room costs, and training aids.

For more information, see a demo of the dV-Trainer at http://www.mimic.ws/.
Also see a video on robotic simulation produced by Health Journal Television (http://www.mimic.ws/resources/) and the article titled Simulations Promise Better Training for Combat Medics (http://www.nationaldefensemagazine.org/issues/2007/December/Simulations.htm).

About Mimic Technologies

Mimic is a provider of tension-based force feedback devices with real-time FE (Finite Element) modeling capabilities that enable rapid development of advanced haptic applications and accurate simulation of soft tissue and deformable objects. Visit http://www.mimic.ws/ for more details.

About Jeff Berkley

Jeff Berkley, Mimic's president and founder, began working as a consultant for a surgery simulation company in 1996, where his focus was real-time continuum mechanic based modeling of soft tissue. Jeff saw first hand how doctors were reluctant to accept virtual surgery as a valid tool for medical training, given the lack of realism that technology provided at that time. Jeff saw an opportunity to build a company that could solve some of the technological challenges necessary to overcome the objections by surgeons.

It was during Jeff's PhD work at the world renowned Human Interface Technology (HIT) Laboratory at the University of Washington that Jeff founded Mimic Technologies, Inc. in March 2001. Mimic's objective was to provide new solutions that would enable a more realistic simulation experience through software and hardware. With this objective met, the realistic surgical simulation now provided by the dV-Trainer has the potential to revolutionize the healthcare industry."

Media Contacts
Holly Berkley
Media Relations Consultant
email: hollyb@berkweb.com
cell: 619 957 2593

Andrea Berkley
Director of Marketing and PR
Mimic Technologies Inc.
119 1st Ave South, Suite 360
Seattle, WA 98104
Voice: (800) 918-1670, (206) 923-3337
Fax: (206) 529-5195
email: andrea@mimictech.com

Source:
http://www.prweb.com

CHU de Dijon : Cardiologie : 1ères valves par voies fémorale et trans-ventriculaire

"Premières implantations réussies de valves entièrement implantables sans sternotomie et sans circulation extracorporelle : Les 2 et 3 juillet 2008, l'équipe cardiologique du CHU de Dijon a implanté avec succès et pour la première fois, une prothèse valvulaire par voie fémorale sur un patient et une par voie trans-ventriculaire sur un autre adulte."

"Avec les maladies coronariennes, le rétrécissement de la valve aortique est l'affection cardiaque la plus fréquente. En augmentation constante en raison du vieillissement de la population, son traitement par remplacement d'une prothèse existe depuis 1961, date de la première pose de prothèse valvulaire par Albert STARR aux Etats-Unis. La mortalité de cette intervention à coeur ouvert sur circulation extracorporelle demeure très faible (0 à 4 pour cent) mais augmente rapidement en fonction de l'âge des patients et surtout des pathologies associées : coronaires, insuffisance rénale, problème pulmonaire, etc.... Il arrive même que certains malades soient inopérables avec la chirurgie habituelle.

Cette constatation a conduit le Professeur Cribier à proposer dès 1987 des dilatations de l'orifice aortique ; l'effet de ces dilatations n'a été que transitoire quelques semaines au plus. Ces tentatives associées à la création des endoprothèses intra-vasculaires utilisant des matériaux nouveaux extensibles a permis de développer une valve entièrement implantable sans sternotomie et sans circulation extracorporelle.

Inséré dans un matériel porteur de petit diamètre, la prothèse est introduite dans l'anneau aortique, soit à partir de l'artère fémorale, soit à partir de la pointe du ventricule gauche par une petite thoracotomie si le passage par les artères n'est pas envisageable.

L'équipe cardiologique du CHU de Dijon composée de cardiologues (Pr Wolf et Pr Eicher), de chirurgiens (Dr Bouchot, Dr Jazayeri et Dr Berne) et d'anesthésistes réanimateurs (Dr Parthiot et Dr Merle) a mis en place avec succès pour la première fois une prothèse par voie fémorale le 2 juillet 2008 et par voie trans- ventriculaire le 3 juillet 2008.

Pour l'heure, ces prothèses portant le marquage CE ne sont pas remboursées par la sécurité sociale et leur coût est supporté à part égale par l'Association de Cardiologie, l'Association Bourgogne Coeur et le CHU. Chaque prothèse coûte 24.000 EUR. Quatre prothèses ont été achetées, le souhait du CHU de Dijon étant de figurer dans le peloton de tête des quelques centres autorisés à les mettre en place dés qu'elles seront remboursées par la sécurité sociale. L'équipe cardiologique médicochirurgicale pourrait alors proposer cette nouvelle avancée thérapeutique aux nombreux malades inopérables jusqu'à ce jour."

Pour plus d'information contacter :
CHU de Dijon
Chargée de Communication
1 Bd Jeanne d' Arc
BP 77908 - 21079 DIJON Cedex
Téléphone : 03 80 29 36 28
Fax : 03 80 29 34 21
email : celine.lopes@chu-dijon.fr

Source :
Réseau CHU Newsletter
Newsletter N°426 - 22/07/2008

CHU de Toulouse : la chirurgie cardiaque en pointe

"Les équipes spécialisées de Rangueil jouent avec succès la carte des nouvelles technologies qui améliorent sensiblement la vie des patients et font progresser de façon spectaculaire les techniques opératoires. Le CHU s'affirme comme leader en la matière au sein du Grand Sud-Ouest."

La vidéo-chirurgie, une étape réussie vers la robotique
"Oublier les grandes cicatrices de plusieurs dizaines de centimètres, réduire la trace d'une opération à quelques centimètres, voire millimètres, et la voir le moins possible, tel est le souhait des opérés. Ce qui paraissait être une utopie entre de plus en plus dans la réalité, avec le recours à la vidéo-chirurgie.
Pratiquée abondamment avec succès depuis les années quatre-vingt au niveau abdominal (sous le diaphragme) pour les interventions digestives, gynécologiques ou urologiques, cette technique aborde maintenant le domaine cardiologique. Le CHU vient de s'engager dans cette voie grâce au professeur Gérard Fournial qui est l'un des précursseurs en France de cette technique déjà pratiquée couramment en Europe et aux USA."

Les indications de la vidéo-chirurgie
"Grâce à la vision détaillée que donne la micro-caméra entrée dans le coeur, le chirurgien peut réparer ou remplacer les valves situées entre les oreillettes et les ventricules et opérer des tumeurs sur les oreillettes gauches. De bons résultats sont aussi obtenus sur les anomalies congénitales des oreillettes ou des tumeurs ainsi que devant des traumatismes cardiaques ou thoraciques et des épanchements péricardiques.

Attention, la vidéo-chirurgie cardiaque exige un certaine nombre de critères : le patient ne doit pas être obèse, ni trop âgé, il ne doit pas non plus y avoir de pontage associé."

Principe opératoire
"Le principe de la vidéo-chirurgie est de pratiquer l'intervention à travers des orifices cutanés de petite taille (5 à 10 millimètres de diamètre).
Le premier orifice est destiné à l'introduction du système de vision et d'éclairage. Il s'agit d'une caméra, d'une optique et d'une lumière placées dans le même tube. La transmission se fait par une fibre optique qui recueille l'image et en permet l'affichage sur écran. Les deux autres orifices sont utilisés pour l'introduction des instruments miniaturisés : un trocart main gauche et un trocart main droite.
Le chirurgien va ainsi travailler des deux mains en se guidant via l'écran. Parallèlement est mise en place une circulation extra-corporelle. La réduction des incisions amène à placer des canules par des artères périphériques. Elles sont connectées à une pompe qui vide le coeur et réinjecte le sang.
Les instruments employés sont très longs et très fins.
A l'issue de l'intervention, les incisions sont refermées, le coeur est remis en route sous contrôle, les canules enlevées des artères et veines fémorales. Il ne reste qu'un petit pansement et une cicatrisation qui se fait plus rapidement."

Intérêts pour le patient
"Le recours à la vidéo-chirurgie présente présente de nombreux avantages pour le patient.
Cosmétique : la cicatrice chez la femme est placée sous le sein et ne se voit pas.
Moins pénible : L'incision est moins douloureuse que par les voies habituelles. L'agression opératoire est moindre : les pertes sanguines sont limitées.
Rétablissement rapide : Les suites opératoires sont habituellement plus légères d'où une durée d'hospitalisation réduite et une prompte réhabilitation du patient. En outre, le fait de n'avoir comme trace de l'intervention qu'une petite 'balafre' 'passe' mieux psychologiquement. Quand on regarde une cicatrice de moindre envergure, on a l'impression d'avoir moins mal !"

En projet, la large diffusion de cette innovation
"'La vidéo-chirurgie, poursuit le professeur Fournial, est une activité encore balbutiante en France. Nous avons pu la mettre en oeuvre grâce à l'investissement consenti par le CHU. Il serait souhaitable maintenant de la développer en accroissant les moyens, en constituant des équipes, en les motivant, en les formant. Cette innovation technique pourrait alors être diffusée au sein de la communauté chirurgicale du CHU et au-delà.'

Les progrès de la robotique apportent des améliorations régulières notables à cette pratique. Ils permettent peu à peu de gagner en précision pour les mouvements effectués à l'aide des instruments que le chirurgien manoeuvre en se calant derrière l'écran. Cette technologie procure une vision exceptionnelle par rapport aux interventions conventionnelles. De plus le geste est précis, car le robot ne tremble pas. La sécurité est donc renforcée. Et puis, un robot peut avoir quatre bras..."

100 000 euros et la formation de toute l'équipe
"Pour développer cette innovation au CHU, le professeur Fournial a obtenu un investissement de l'ordre de 100.000 EUR, autorisant l'acquisition du matériel informatique et chirurgical et de la console de vidéo nécessaires. Il a su également inculquer à son équipe la volonté de s'engager dans cette voie nouvelle. Lui-même s'est astreint à un entraînement particulier.

'L'application de cette technique, explique-t-il, demande une période de familiarisation et de préparation à la coordination du regard et des mains, puisque l'oeil du chirurgien doit fixer l'écran. J'ai travaillé plusieurs dizaines d'heures dans mon bureau sur un banc de training pour arriver à une bonne synchronisation.'

'Il y a aussi l'apprentissage environnemental : l'instrumentation est différente, la circulation extra-corporelle l'est aussi. L'équipe a suivi pour cela des stages de formation. Il a fallu six mois de préparation aux instrumentistes, aux panseurs, aux infirmières, aux perfusionnistes, aux anesthésistes et au jeune chirurgien collaborateur pour intégrer cette pratique. Nous avons démarré nos premières interventions au second semestre 2006. Au rythme de deux par mois, nous avons déjà opéré ainsi une trentaine de patients.'"

Source :
Réseau CHU - Newsletter
Newsletter N°425 - 15/07/2008
Pour plus d'informations contacter :
Déléguée à la Communication
CHU de Toulouse - 2 rue Viguerie
31052 Toulouse Cedex
Téléphone : 05.61.77.83.49
Fax : 05.61.77.85.21
email : sudre.mc@chu-toulouse.fr

Surgery without all the blood

Imagine having surgery without being cut.

"Doctors in New Jersey are now performing some abdominal operations this way and believe the 'incisionless' technique will soon become more common on other areas of the body as well.

Overlook Hospital in Summit and CentraState Medical Center in Freehold are among the hospitals performing weight-loss surgery using the groundbreaking method, officially called natural orifice translumenal endoscopic surgery, or NOTES. It is reducing recovery time, as well as patient pain and infection."

"'I had the surgery done at 8 o'clock in the morning and left the hospital at 11:30. I went back to work the next day,' said Debra Bower, 45, of Hazlet, who had gained weight following her March 2007 gastric bypass operation and wanted doctors to reduce the size of her stomach pouch.

Rather than making an incision in Bower's abdomen, a device was introduced into her stomach through the mouth. The device included a flexible tube encasing a fiber-optic camera. Non-absorbable suture-like material was also introduced through the mouth and lowered to the stomach.

Once the tube reached Bower's stomach, the surgeons used the camera to put it in the right position. Starting at the junction where the esophagus meets the stomach, the surgeon fired clips in a clock wise direction to the junction of the stomach and small intestine.

Doctors then operated, sewing the front and back of Bower's stomach together, creating a smaller pouch. The procedure, which leaves no outside scarring, took just 45 minutes to perform.

'We really see the wonderful benefit,' said Morris Washington of Endo-Surgical Associates of Central Jersey, who performed Bower's surgery at CentraState, along with his physician colleague, Ragui Sadek, earlier this month.

Besides 're-do' operations on gastric bypass patients, the technique is also in the early stages of development for use on patients suffering from severe heartburn, or acid reflux. It has also been used experimentally in gall bladder removal and in some gynecological surgeries. Doctors say it can be adapted for other procedures in the body by using other natural entry points.

'This is one of the biggest topics at surgical technology meetings,' said Melvin Scott, director of minimally invasive surgery at Ohio State University, where it is being used in conjunction with more traditional operative techniques for diagnosing abdominal cancers.

Scott, along with Ohio State surgeon Jeffrey Hazey, were the first in the United States to take the new technique into the operating room for abdominal surgery.

To perform the weight-loss procedure, doctors used a Food and Drug Administration-approved sur gical device called StomaphyX, manufactured by EndoGastric Solutions of Redmond, Wash. Bower, who weighed 350 pounds before her original weight-loss operation last year, had the incisionless surgery performed in early June and at the time of this writing was down to 265 pounds.

'It's a good procedure as long as you understand you still must do the hard work of exercising and eating nutritious food, cutting out things like fast food,' said Ajay Goyal, director of bariatric surgery at Overlook Hospital, who also is performing the procedure.

EndoGastric Solutions also makes another device, EsophyX, which is used to operate on patients with chronic reflux.

Mark DeLegee, director of the Digestive Disease Center at the Medical University of South Carolina, said surgeons are excited about the opportunities that lie ahead with incisionless surgery. He said doctors from two gastrointestinal professional societies are now working side by side with instrument manufacturers on tools that would expand its use.

'It's a whole new area of medicine that, frankly, technology has to catch up with,' he said."

Source:
http://www.nj.com

Robotique et retour de force ("tactile feedback")

"En matière de simulation médicale, l’Institut national français de recherche en informatique et en automatique a présenté un appareil qui permet de simuler l’opération de la cataracte. Les chirurgiens pourront s’entraîner avec une qualité d’image supérieure et de manière plus réaliste grâce à la manette à retour de force.

Son petit nom, c’est HRP2. Issu des dernières recherches de l’Institut Carnot de Toulouse et d’un laboratoire franco-japonais, ce robot a comme particularité de pouvoir saisir, porter et manipuler un objet encombrant: un humanoïde d’un mètre 57 pour 58 kilos."

Source :
http://www.euronews.net

CHRU de Lille : quand c'est un robot qui tient le bistouri

(La Voix du Nord)
Le robot en action: dans tous les cas, la main de l'homme n'est jamais loin.

"C'est une première. Le CHRU de Lille nous a ouvert les portes d'un bloc opératoire pour découvrir - avant son inauguration demain - un robot chirurgical.

Bloc 8. Deuxième étage. Hôpital Claude-Huriez, au coeur du centre hospitalier régional universitaire de Lille. Un homme est sur la table d'opération."

"Cinq-six personnes s'affairent autour de lui. Parmi celles-ci, Éric Leblanc, docteur au centre Oscar-Lambret. Particularité de l'opération en cours : le praticien n'agit pas seul. Il est aidé d'un robot chirurgical - le Da Vinci Sr - qui 'manipule lui-même les outils dans le corps du patient'. Dans le détail, cela donne un bras pour l'optique et trois bras équipés d'instruments. Surprenant ? Pas pour le chirurgien - 'C'est la quatrième fois que j'opère de cette manière, tout se passe bien' - le regard fixé sur l'écran, à quelques mètres de la table d'opération. Il s'agit cette fois de faire 'un curage ganglionnaire pour traiter les métastases d'un cancer des testicules'.

Malgré tout, ni angoisse, ni stress : la technique est maîtrisée. Sur l'écran, le docteur Éric Leblanc peut guider les instruments pour traiter au mieux les organes du patient. 'C'est vraiment le but, explique Arnaud Villers, chirurgien et professeur en neurologie au CHRU de Lille, adepte de la technique. Le robot permet d'aller dans les endroits du corps les plus difficiles, pour des opérations assez complexes', avec des patients sélectionnés (105 cette année, 176 en 2009) tous atteints d'un cancer. 'Le but n'est pas de remplacer toutes les interventions traditionnelles par celles avec un robot, poursuit le Pr Villers, mais de le réserver pour les cas les plus difficiles.' Car dans ceux-là, le robot n'a que des avantages... Françoise Weingertner, directrice au centre référence régional en cancérologie, en dresse la liste : 'Une vision en 3D pour une plus grande précision des gestes du chirurgien, l'accès à des endroits difficiles, une durée d'intervention réduite - malgré une préparation plus longue - et pour le patient : moins de douleurs, pas de complications postopératoires et une convalescence plus rapide.' Un bon tiers de séjour en moins, estime Arnaud Villers.

Cher à l'usage
Un robot qui n'aurait donc que des avantages. Reste un problème : son financement. Si pour l'acquisition, le conseil régional a une nouvelle fois mis la main à la poche (77,82 pour cent du total : près de 2 ME), son utilisation coûte cher : 3 000 E de plus qu'une opération classique, car les instruments ne sont prévus que pour dix opérations. De quoi freiner son développement ? À voir, en fonction de sa montée en puissance dans une région fortement touchée par tous les types de cancer. 'Car le robot n'a pas vocation à ne traiter que des patients de la métropole, explique Françoise Weingertner. Il est accessible à tous ceux de la région, le CHRU étant bien dans son rôle d'hôpital-recours.' Pour l'instant, sur les quinze patients opérés par cette méthode - plus spécialement utilisée pour pallier les inconvénients de la chirurgie coelioscopique - depuis février, le bilan est positif. Une bonne nouvelle de plus dans une région toujours en course pour rattraper son retard sanitaire."

Source :
La Voix du Nord

"Le robot-serpent, prochain outil de la chirurgie à coeur battant"

"La cardiologie interventionnelle, qui permet de déboucher les artères par des sondes passant dans les vaisseaux, avait déjà conquis une partie du terrain de la chirurgie cardiaque. Celle-ci pourrait en céder une autre à des robots articulés, en forme de serpent, dont les premiers essais chez l'homme devraient débuter au deuxième semestre 2008."


"Maniable, peu invasif : telles sont les deux grandes qualités du prototype mis au point par Mario Zenati et Howie Choset, du laboratoire de biorobotique de l'université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie). Développée dans le cadre de la société privée qu'ils ont fondée, CardioRobotics, leur sonde articulée est assez fine pour passer à l'intérieur des vaisseaux, et suffisamment souple pour en suivre les méandres. Pilotée par un chirurgien au moyen d'un joystick et d'un ordinateur, elle existe en plusieurs tailles. La plus petite fait 12 millimètres de diamètre pour une longueur de 30 centimètres.

Baptisé CardioArm (Arm signifiant 'bras', mais étant aussi l'acronyme d'Articulated Robotic MedProbe : 'sonde médicale robotique articulée'), ce robot, dont la tête est dotée d'une caméra et d'un scalpel, a fait l'objet, en 2006, d'essais sur des porcs. Introduit dans la cage thoracique par un orifice pratiqué sous l'extrémité inférieure du sternum, il a permis d'intervenir alors que le coeur de l'animal continuait de battre. L'opération n'a eu aucun effet indésirable sur la tension artérielle, pas plus qu'elle n'a provoqué de saignement inattendu.

Après avoir amélioré leur prototype, les chirurgiens ont répété avec succès l'opération sur des cadavres humains. Le robot s'est révélé encore plus maniable, chaque anneau du 'serpent' suivant exactement, grâce à l'assistance de l'ordinateur, la trajectoire de la tête de l'appareil.

'Nous faisons en sorte de n'avoir qu'un seul point d'entrée pour le robot et d'atteindre n'importe quel site à partir de ce point', explique Marco Zenati. D'autres robots existent, mais nécessitent cinq ou six points d'entrée. Des chercheurs de l'université Johns-Hopkins (Baltimore) ont, quant à eux, mis au point un robot-serpent semblable au CardioArm, mais de taille inférieure, pour la chirurgie du larynx.

De la même manière que la coeliochirurgie a su naguère trouver sa place, les reptiles automates ont incontestablement un avenir dans la médecine."

Source :
LE MONDE
Article de Paul Benkimoun

"Limoges : Le 1er robot chirurgical nouvelle génération"

"Le CHU de Limoges est le premier CHU équipé de la nouvelle version d'un robot chirurgical disposant d'une vision haute définition. La précision de ce nouvel équipement offre une amélioration nette des résultats chirurgicaux immédiats et à distance, et diminue les problèmes post-opératoires. Présentation d'un robot qui ouvre de nouveaux horizons à la chirurgie et aux patients en Limousin."

"Depuis les premiers prototypes américains développés au milieu des années 80, les robots chirurgicaux n'ont cessé d'être plus performants. La chirurgie mini invasive (par petites incisions) a d'abord été privilégiée. Des endoscopes reliés à des caméras permettent la vision de la zone à opérer et des instruments sont introduits à l'intérieur du corps du patient au travers de trocarts. C'est le principe de la coeliochirurgie. Ces techniques endoscopiques présentent néanmoins quelques inconvénients : degré de liberté de mouvement restreinte, coordination main-oeil difficile, reproduction imparfaite de l'agilité de la main, perte des sensations tactiles, posture inconfortable du chirurgien. Des techniques endoscopiques qui sont aussi limitées à certaines spécialités.

La robotique chirurgicale vient pallier ces principaux inconvénients. L'équipement de chirurgie robotisée permet au chirurgien de télémanipuler avec précision des instruments.

Le robot que vient d'acquérir le CHU de Limoges est constitué de deux équipements reliés : la console et les bras.

Le patient est entouré d'un système de 4 bras robotisés que le chirurgien manipule au niveau de la console. Celle-ci permet de visualiser le champ opératoire en trois dimensions grâce à une caméra binoculaire. Elle offre le choix d'un facteur de grossissement (jusqu'à x 10) permettant alors de se passer d'un microscope optique.

Un bras central portant l'optique qui permet de voir la zone à opérer est relié à un système en 3D de haute qualité vidéo. Les 3 bras latéraux portent les instruments qui peuvent être changés selon les interventions.

Ces instruments très fins sont commandés par le chirurgien qui est assis à une console à distance, en général à quelques pas de la table d'intervention. Au coté du malade l'aide du chirurgien et l'instrumentiste permettent le remplacement des instruments, le passage de fils... Aux mains et pieds du chirurgien un ensemble de commande permettent de prendre le contrôle de la camera, actionner la coagulation, régler la netteté, repositionner des instruments statiques et se repositionner dans une situation plus confortable.

Les mouvements du chirurgien sont à présent exactement reproduits. La précision se trouve même encore améliorée, par la miniaturisation et la mobilité (7 degrés de liberté) de l'extrémité des instruments.

Des caractéristiques techniques qui permettent de faire disparaître les mouvements parasites donnant parfois une sensation de tremblements de l'instrument de coelioscopie.

Ce nouveau robot autorise l'amélioration potentielle des résultats opératoires. Il diminue aussi les complications liées à la chirurgie et la durée de séjour en hospitalisation des patients.

Parmi les applications attendues, on peut citer en fonction des spécialités :
• Urologie : chirurgie de la prostate, chirurgie du rein, chirurgie du prolapsus
• Chirurgie cardiaque : chirurgie des coronaires, valve mitrale
• Chirurgie pédiatrique : hernie du diaphragme, reflux gastro-oesophagien
• Chirurgie ORL : chirurgie du pharynx, larynx
• Chirurgie thoracique : thymectomie, lobectomie, oesophage
• Chirurgie digestive : chirurgie colorectale, chirurgie du cadre colique, chirurgie de l'obésité, chirurgie sus mésocololique
• Chirurgie gynécologique : chirurgie de la stérilité, hystérectomies complexes, curage lombo-aortique et pelvien
• Chirurgie vasculaire : chirurgie du carrefour aortique


7 chirurgiens du CHU de Limoges ont été formés à l'utilisation de cet équipement de pointe. Parmi eux le Pr Descottes, président de la CME et responsable du service de chirurgie viscérale et transplantation : 'Les chirurgiens ont déjà dû s'habituer à la perte du toucher des organes à l'arrivée de la coelioscopie. C'est une nouvelle évolution de notre métier mais tous les chirurgiens qui opéreront avec ce robot ont été formés et ont assisté au fonctionnement de ce type d'appareil dans d'autres hôpitaux.'

Ce robot, le Da Vinci TM (société Intuitive Surgical Inc.), est le seul robot chirurgical présent sur le marché mondial. La chirurgie robotisée du cancer de la prostate est à l'heure actuelle la référence chirurgicale aux Etats-Unis, où le bénéfice en terme d'incontinence et d'impuissance ayant été établi, la quasi totalité des interventions y est effectuée sous technique robotique.

Seulement 10 centres hospitaliers universitaires français sont équipés à ce jour, et le CHU de Limoges sera le premier à bénéficier de la toute dernière génération de ce robot. Son acquisition représente un investissement de 1,9 millions d'euros auquel ont contribué la Région et la Ligue contre le cancer.

Au-delà du bénéfice patient, la mise en service de cette technologie est aussi un facteur d'attractivité pour les équipes médicales et notamment pour les jeunes chirurgiens qui doivent se former aux nouvelles techniques. Elle s'inscrit plus globalement dans une volonté de modernisation du plateau technique du CHU de Limoges dont les rénovations de l'ensemble des blocs opératoires et de l'unité de stérilisation ont été les événements les plus visibles de ces deux dernières années."

Pour plus d'informations contacter :
Direction de la Communication
2 Avenue Martin Luther-King
87042 Limoges
Téléphone : 05.55.05.62.49
Fax : 05.55.05.66.88
email : Philippe.Frugier@chu-limoges.fr

Source :
Réseau CHU-Newsletter
Newsletter N°419 - 03/06/2008

Bear Stearns laisse sa place à Intuitive Surgical

S & 500
"À compter du 30 mai prochain, le nom de Bear Stearns (NYSE : BSC), une victime américaine de la crise du crédit rachetée par JP Morgan, ne figurera plus dans les rangs du S&P 500. C’est Intuitive Surgical, spécialisée dans la chirurgie robotique, qui le remplacera.

Standard & Poor’s vient de l’annoncer, tout en faisant part d’une série d’autres changements. Dans tous les cas, les ajouts et les retraits des indices américains ne reflètent aucunement une opinion sur la qualité de l’investissement. L’agence d’analyse financière utilise des données quantitatives, tels le volume des transactions et la capitalisation boursière, pour faire sa sélection.

Pour connaître tous les changements, consultez le document ci-joint."

Source :
http://www.go-bourse.com
samedi 24 mai 2008, par Christine Deslandes

Une nouvelle thérapie pour le traitement de l'oesophage de Barrett

"Une nouvelle étude montre que la thérapie ablative à l'aide de l'appareil HALO360 traite efficacement les patients courant le risque le plus élevé de souffrir de l'oesophage de Barrett."

SUNNYVALE, Californie, May 16 /PRNewswire/ -- L'affection précancéreuse de l'oesophage est éliminée chez 90 pour cent des patients les plus à risque.

BARRX Medical Inc., le leader mondial des technologies de traitement des affections précancéreuses du tube digestif, a annoncé aujourd'hui que, dans une étude multicentrique américaine, 90,2 pour cent des patients les plus à risque ne souffraient plus de l'oesophage de Barrett après avoir été soumis à un traitement endoscopique non chirurgical à l'aide du système d'ablation HALO360. L'oesophage de Barrett, une complication du reflux gastro-oesophagien, touche plus de trois millions d'adultes aux Etats-Unis. Le tissu de Barrett anormal est un précurseur du cancer de l'oesophage (adénocarcinome), soit le cancer dont l'incidence connaît la croissance la plus rapide aux Etats-Unis.

Cette étude est actuellement disponible en ligne et sera publiée dans le prochain numéro de Gastrointestinal Endoscopy, une revue médicale destinée aux gastroentérologues chargés d'effectuer des diagnostics détaillés et des interventions endoscopiques thérapeutiques. Dans le rapport intitulé 'Circumferential Ablation of Barrett's Esophagus Containing High-Grade Dysplasia: A U.S. Multi-Center Registry' (Ablation circonférentielle de l'oesophage de Barrett associé à une dysplasie de haut niveau : un registre multicentrique américain), 142 patients présentant le stade le plus avancé de l'oesophage de Barrett, soit la dysplasie de haut niveau, ont été traités par le système d'ablation HALO360. Il en a résulté un taux d'élimination de 90,2 pour cent. Cette technologie unique à base de cathéter transmet une quantité contrôlée d'énergie thermique au tissu oesophagien malade, entraînant ainsi la régénération d'une paroi oesophagienne normale chez la majorité des patients.

'Les résultats de notre essai confirment que ce sous-type d'oesophage de Barrett, qui présente le plus haut risque de devenir cancéreux, peut être traité de manière sûre et efficace', a expliqué le Dr Robert Ganz, M.D., chef du département de gastroentérologie et professeur agrégé au département de médecine d'Abbott Northwestern, Minneapolis, Minnesota. Cette étude, dirigée par le Dr Ganz, a été rédigée en collaboration avec des spécialistes de 15 autres centres médicaux américains de premier plan. 'Nous sommes persuadés que ce traitement peut considérablement réduire le nombre de patients devant subir une oesophagectomie, intervention qui, historiquement, constitue la norme pour le traitement des patients atteints d'une dysplasie de haut niveau.'"

Une oesophagectomie est l'exérèse chirurgicale de l'ensemble de l'oesophage.

"Cette étude a été menée avant la mise en circulation du système d'ablation HALO90, un appareil d'appoint utilisé pour traiter les petites zones résiduelles de la maladie après la thérapie initiale. La plus grande étude, préconisant l'utilisation conjointe de ces appareils, a permis de constater que, 2,5 ans après la thérapie initiale, le tissu de Barrett a été complètement éliminé chez 98,4 pour cent des patients.

Des études récentes ont démontré une autre augmentation importante de la réussite de la thérapie lorsque les modalités HALO360 et HALO90 sont associées de manière successive."

À propos du système d'ablation HALO

"Le système HALO est constitué d'un cathéter d'ablation HALO360 pouvant traiter le tissu de Barrett précancéreux sur une circonférence de 360 degrés, ainsi que d'un cathéter d'ablation HALO90 pouvant être utilisé pour traiter de petites zones de tissu de Barrett.

Les deux appareils offrent une thérapie thermique uniforme et contrôlée qui élimine la mince couche de tissu malade et permet la régénération des cellules normales sans endommager inutilement le tissu normal sous-jacent.

Le traitement est pratiqué sans incisions à l'aide d'une approche endoscopique alors que le patient est placé sous sédation consciente. La majorité des interventions peuvent être effectuées en cliniques externes. Depuis que les systèmes HALO360 et HALO90 ont reçu l'approbation de la FDA, en 2005 et en 2006 respectivement, plus de 220 hôpitaux américains les ont adoptés."

À propos de BARRX Medical, Inc.

"BARRX Medical, Inc. développe des solutions de traitement de l'oesophage de Barrett, une affection précancéreuse de la paroi oesophagienne (tube de déglutition) causée par le reflux gastro-oesophagien. Son produit phare, le système HALO360, offre une thérapie uniforme et contrôlée à une profondeur constante qui permet l'élimination de l'oesophage de Barrett et la régénération des cellules normales. Dans la plus grande étude (essai AIM-II) menée, 98 pour cent des patients n'étaient plus atteints de l'oesophage de Barrett au terme de deux ans et demi. Le système utilisé au cours des essais cliniques a été approuvé par la Food and Drug Administration des Etats-Unis en 2001 et est offert sur le marché depuis janvier 2005. Plus de 14 000 interventions ont été menées dans plus de 200 hôpitaux du monde entier. Basée à Sunnyvale, en Californie, BARRX Medical, Inc. est une société privée qui a été fondée en 2000."

De plus amples renseignements sur BARRX Medical, Inc. et sur les produits de la gamme du système d'ablation HALO sont disponibles à l'adresse http://www.barrx.com.
Site Web : http://www.barrx.com


Source :
http://www.prnewswire.co.uk
Distributed by PR Newswire on behalf of BARRX Medical, Inc.

Remise des prix "Inventeur européen de l'année"

Remise des prix "Inventeur européen de l'année"

"Les technologies médicales ont occupé le devant de la scène lors de la remise des récompenses 'Inventeur européen de l'année', dans le cadre de la soirée de gala qui s'est tenue le 6 mai à Ljubljana (Slovénie).Les inventeurs récompensés sont à l'origine d'une thérapie antivirale d'avant-garde, d'un nouveau système d'ophtalmoscopie, d'un processus de chirurgie robotisée (...)."

"Décernées conjointement par la Commission européenne et l'office européen des brevets (OEB), ces récompenses distinguent les inventions ayant eu un impact notable sur la vie de tous les jours et qui ont été brevetées par l'OEB. Les nominés ont été choisis par un jury indépendant de haut niveau.

'Les nominés de l'édition 2008 de l'Inventeur européen de l'année ont mis au point des inventions réellement révolutionnaires', commente Günter Verheugen, vice-président de la Commission européenne. 'Elles démontrent la force et la compétitivité de l'Europe en matière d'innovation.' (...) Le prix des Inventeurs non européens portait également sur le domaine de la santé. Depuis les années 1980, l'ingénieur américain biomédical Philip S. Green, de l'institut de recherche à but non lucratif SRI International travaille sur un système robotisé visant à permettre aux chirurgiens d'effectuer des procédures complexes à partir d'une incision d'à peine quelques centimètres.

Surnommé da VinciSurgical Robot, le système s'appuie sur les progrès réalisés en matière de caméras miniatures, d'afficheurs d'images et de systèmes de contrôle à distance. Il permet de s'assurer que les chirurgiens voient et ressentent ce qu'ils font, même si l'opération est en fait pratiquée par des bras robotisés, équipés d'outils miniaturisés et insérés dans le corps à travers de petites incisions. Les outils intègrent des microprocesseurs qui traduisent les commandes du chirurgien en mouvements stables et très précis.(...)"

Source :
http://cordis.europa.eu

Intuitive Surgical quitte l'indice de cotation des valeurs moyennes pour entrer au S & P 500

A compter du 2/06/2008, Intuitive Surgical, la société américaine qui fabrique et commercialise le système de chirurgie assistée par ordinateur da Vinci ™ quittera l'indice de cotation des valeurs moyennes (S&P MidCap 400) pour remplacer la société Bear Stearns Cos. au S&P 500 (notation Standard & Poor's).

L'information, largement relayée dans la presse américaine et anglo-saxonne, ne l'a pas encore été en France.

Voici un article du Forbes sur le sujet :
S&P replaces members of indexes
Associated Press 05.23.08, 9:54 AM


NEW YORK - "Standard & Poor's said Friday it has made changes in the components of its S&P 500, S&P MidCap 400 and S&P SmallCap 600 indexes.

Intuitive Surgical Inc. is replacing Bear Stearns Cos. in the S&P 500. Intuitive Surgical was previously part of the S&P MidCap400.

The Shaw Group Inc. will replace Intuitive Surgical in the S&P MidCap400. II-VI Inc. will replace The Shaw Group in the S&P SmallCap 600.

The changes tied to Bear Stearns are a results of its pending acquisition by JPMorgan Chase & Co. and will be completed when the deal closes, possibly by June 2."

http://www.forbes.com/feeds/ap/2008/05/23/ap5043243.html

Vers une chirurgie sans incision

La chirurgie transluminale par les voies naturelles permet une intervention sans douleur ni cicatrice.

"Un chirurgien qui se serait assoupi pendant vingt ans aurait bien du mal à reconnaître les plateaux d’intervention les plus modernes. Après la chirurgie laparoscopique au tournant des années 1990, plusieurs innovations chirurgicales sont en passe de transformer les techniques opératoires. Parmi elles, la chirurgie transluminale, véritable opération sans effraction, pourrait bien suivre un essor similaire à celui de la voie laparoscopique, devenue la règle pour les cholécystecomies. Le Pr Jacques Marescaux (Strasbourg), auteur récent de la première cholécystectomie par voie transvaginale, a présenté cette 'chirurgie sans cicatrice' devant l’Académie nationale de médecine et l’Académie des technologies."

"Cette voie, encore moins invasive que la chirurgie laparoscopique, offre des avantages similaires : moindre traumatisme chirurgical grâce à l’absence d’ouverture pariétale, facilité d’accès à certains organes, hospitalisation brève, diminution, voire absence totale de douleur postopératoire, moindre risque de complications secondaires et, bien sûr, absence totale de cicatrice.

Ce sont des gastroentérologues américains et de Hong Kong qui ont lancé en 1998 l’idée d’utiliser les procédés de la chirurgie endoscopique pour opérer des organes en passant par les orifices naturels. En 2004, une première publication décrit la technique de biopsie hépatique transgastrique chez le porc. Il n’en faut pas plus pour que le pôle alsacien 'Innovations thérapeutiques', dirigé par le Pr Marescaux, se lance dans l’entreprise en créant le projet Anubis. Le 2 avril 2007, après 340 interventions chez l’animal, l’équipe strasbourgeoise opère une jeune femme de 30 ans ayant une lithiase vésiculaire, en introduisant un vidéogastroscope et des instruments endoscopiques par voie transvaginale. Seule une aiguille a été placée dans l’abdomen pour l’insufflation de gaz. La patiente est sortie au deuxième jour après l’intervention sans avoir ressenti de douleurs.

C’est 'un changement radical dans la pratique et la philosophie de la chirurgie', commente le Pr Marescaux. Au cours des derniers mois, son équipe a déjà réalisé près d’une vingtaine d’interventions transluminales : huit cholécystectomies par voie transvaginale, trois cholécystectomies par voie transgastrique chez des hommes, et six chirurgies de l’obésité (gastrectomies de Sleeve) par voie transvaginale. Chez la femme, la voie vaginale est préférée à la voie gastrique, quand elle est possible, car elle est plus facile pour l’opérateur. Une grande série indique un risque infectieux très faible (0,001 pour cent) par cette voie.

Dans les semaines qui viennent, l’équipe de Strasbourg s’apprête à pratiquer la première résection transluminale du côlon gauche, à l’aide de deux endoscopes introduits par voie transrectale et transgastrique, sans aucun trocard. Les premières indications seront les sigmoïdites aiguës et les polypes non dégénérés, non résécables par voie endoscopique. 'Mais nous envisageons de réaliser des interventions sur cancer colique dans un second temps, confie le Pr Marescaux, lorsque les données expérimentales seront suffisantes pour garantir la sécurité de cette voie sur le plan carcinologique.'"

Dr Chantal Guéniot

"Panorama du Médecin du 13 mai 2008"

Réalité virtuelle et robots pour la chirurgie de demain

"Grâce au traitement informatique des données tomodensitométriques, il est possible de construire un 'clone digital' du patient, reconstituant les organes, leur enveloppe, la peau, la vascularisation en trois dimensions. À l’aide d’instruments virtuels, le chirurgien peut alors simuler l’intervention pour choisir la meilleure technique chirurgicale. C’est la réalité virtuelle. Le jour de l’intervention, en superposant les images obtenues par réalité virtuelle aux images endoscopiques réelles du patient, on peut voir apparaître en couleur les structures (tumeurs, vaisseaux...), pour faciliter le geste chirurgical. C’est ce que l’on appelle la 'réalité augmentée'. Enfin, la robotique peut faciliter la manipulation des instruments. Des logiciels permettent au robot de faire des gestes très complexes, comme des microsutures, avec une précision très inférieure à 0,5 mm. De nombreuses entreprises cherchent à parvenir à une chirurgie totalement automatisée. Le chirurgien planifierait l’intervention, le robot prenant ensuite le relais. L’utilisation de la robotique n’est cependant pas sans danger, et il faut savoir résister au lobbying des compagnies, observe le Pr Marescaux. 'Dans notre équipe, nous opérons au maximum deux patients par semaine par robotique.' Actuellement, la seule indication reconnue de la robotique est la prostatectomie."

* La chirurgie transluminale est également appelée Notes, pour Natural Orifice
*La robotique permet aujourd’hui de réaliser des gestes opératoires à distance, ce qui permet à certaines équipes de bénéficier de l’aide de chirurgiens plus expérimentés.
*En 2001, une cholécystectomie laparoscopique a été réalisée par télémédecine. La patiente a été opérée à Strasbourg par une équipe chirurgicale située à New York (Nature, 2001).
*Grâce à des câbles transatlantiques, les gestes réalisés par les chirurgiens à New York s’appliquaient en moins de 200 millisecondes à la patiente.


Source :
http://www.hopital.fr

"Les robots chirurgiens marquent le pas"

"La plupart des appareils sont surtout utilisés dans les opérations de la prostate.
Les robots remplaceront-ils un jour les chirurgiens dans les blocs opératoires ? L'Académie de médecine a demandé au Pr Jacques Marescaux, le 'pape' strasbourgeois de la robotique chirurgicale, de faire le point sur l'avenir de ces nouveaux outils. Ceux-ci ne tremblent pas, suturent avec une précision inégalée, visent exactement leurs cibles. Mais lents et encombrants, ils ne sont que les esclaves des opérateurs et seraient incapables de décider dans une situation critique. Bientôt ils pourraient opérer seuls, sous le contrôle du spécialiste humain ! Aujourd'hui, une quarantaine de chirurgiens français, dont une majorité d'urologues, mais aussi des chirurgiens thoraciques, des gynécologues et des ORL se partagent jour après jour dans les blocs opératoires un des 20 robots Da Vinci TM, de la firme Intuitive Surgical qui détient le monopole de ces appareils."

"Tout a commencé en 1988 avec la chirurgie mini-invasive utilisant les endoscopes munis d'optiques et d'outils, puis ce qu'il est convenu d'appeler la réalité virtuelle appliquée à la chirurgie : à partir des données de l'imagerie médicale (scanners, IRM, radios), on peut aujourd'hui reconstruire par l'informatique un 'clone numérique' du malade, organe par organe, coupe par coupe. Pour un organe complexe comme le foie, ce système permet de naviguer à l'intérieur d'un lobule virtuel en respectant l'anatomie. On peut donc repérer une tumeur, la localiser, donner son volume exact. Et aussi faire un plan précis de l'opération prévue, décider de trajectoires exactes à partir des incisions."

"Une bonne machine à coudre"

"Sans se laisser étourdir par le futur radieux d'une chirurgie entièrement automatisée aux 'mains' de robots et ne laissant pas de cicatrices, des voix s'élèvent néanmoins dans le monde médical. Le Pr Daniel Loisance (CHU Henri-Mondor, Créteil) membre de ­l'Académie de médecine, s'en est pris frontalement au Pr Marescaux : 'Tu fascines les médias, les membres de l'Académie et les malades avec tes concepts. Mais les malades qui me réclament un triple pontage coronaire à thorax fermé avec le robot, je suis obligé de les dissuader. Notre responsabilité, c'est leur ­sécurité.' 'Je n'ai jamais fait la promotion de la robotique chirurgicale, se défend le Pr Marescaux. Je connais la dangerosité de la chirurgie cardiaque !'

Le chirurgien thoracique Thierry Folliguet (institut Montsouris, Paris) reconnaît que le robot (partagé avec les urologues) n'a que peu d'indications : 'Nous ne faisons plus, en chirurgie cardiaque, que les pontages coronaires d'une seule artère et la réparation de certaines lésions de la valve mitrale (entre l'oreillette et le ventricule gauche). En tout, 40 malades par an, pour un investissement compris entre 1,2 et 1,5 million d'euros et 10 pour cent de son prix pour la maintenance chaque année.' Le Pr Jean-Noël Fabiani (hôpital Georges-Pompidou, Paris) reconnaît que le robot 'est une très bonne machine à coudre', mais le robot Da Vinci TM, don de la fondation Alain-Carpentier, 'n'opère qu'un malade par mois'."

"La fronde des utilisateurs"

"D'après Olivier Tintorini, représentant en France d'Intuitive Surgical, la fronde des utilisateurs est financière : 'Nous ne faisons aucune remise commerciale, que vous opériez 10 ou 550 prostates par an. Partout dans le monde, c'est un honneur pour nos clients que de payer le prix catalogue !' Sauf que la fronde est mondiale, et ne se limite pas aux aspects mercantiles. Une enquête réalisée aux États-Unis pour le Journal of Thoracic and Cardiovascular surgery (février 2008) montre que, si 25 pour cent des blocs de chirurgie cardiaque ont le robot, le nombre d'opérations entièrement ou en partie faites avec cet outil n'atteignait en 2006 que 1 700 par an, soit 7,3 opérations par robot et par an.

Comme en France, les Da Vinci TM qui ne font pas des opérations de prostate où ils se montrent très performants ne font que quelques opérations par an.

Seuls 12 pour cent des centres américains équipés font plus de 50 interventions annuelles. Après une phase d'engouement largement alimentée par l'effet publici­taire auprès des malades, les directeurs d'établissement, qui doivent débourser 1,5 million de dollars par robot, entre 100 000 et 140 000 dollars d'entretien annuel, et 1 500 à 2 000 dollars de matériel à usage unique par opération, ne sont plus aussi enthousiastes."

Source :
http://www.lefigaro.fr
Article de Jean-Michel Bader
12/05/2008